Bonjour,
L'infirmière cède
la place à la romancière. Rien d'étonnant, quand on sait que la
durée de vie professionnelle n'excède pas 7 ans.
Une
infirmière peut être romancière et c'est peut-être même
indispensable pour persévérer dans cette
fonction qui n'a rien d'aisé. L'infirmière est avant tout une femme
avec ses problèmes, ses soucis, ses difficultés. Elle est également
fille, épouse, mère, souvent le pilier
d'une famille, et elle est couramment seule face à la maladie, la
souffrance, la mort.
Les méthodes de
travail ont changé. Le plastique a remplacé le verre ; l'usage
unique a simplifié les gestes ; le matériel a fait la preuve
de ses performances. Le revers de la médaille est plus terne :
la paperasse s'est amplifiée, le nombre des malades va en
croissant alors que celui du personnel va en
diminuant.
Par voie de
conséquence les mentalités ont changé : les malades sont
devenus méfiants, exigeants, procéduriers ; le personnel est
devenu démotivé, révolté, distant.
Le siècle
dernier a, semble-t-il, connu une génération d'infirmières
passionnées, généreuses, consciencieuses,
responsables.
Aujourd'hui,
elles semblent lasses au bout de 3 années d'activité. Elles
exécutent des protocoles pour être à l'abri d'un éventuel procès,
elles désignent un malade par un numéro, elles n'ont pas le temps de rassurer un opéré ou un
mourant.
La générosité
a-t-elle toujours sa place dans ce monde aseptisé, calculé,
numéroté, commercialisé, réglementé, chronométré ...? Y a-t-il
encore un peu de chaleur humaine, d'écoute, de compréhension, de
compassion ... ?
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Comment suis-je devenue
infirmière ?
Revenons en
arrière. À 17 ans, j'avais choisi la puériculture. Pour cela, il
fallait obtenir le diplôme d'infirmière. Trop jeune, j'entrepris
donc des études d'auxiliaire puéricultrice et, diplômée à 18 ans,
j'entrais à l'école d'infirmières. Avec ce nouveau diplôme,
j'exploitais mes connaissances dans la vie professionnelle, car
pour s'inscrire à l'école de puériculture, je devais exercer
pendant 5 ans ma nouvelle profession. Cinq ans plus tard, j'étais
mariée, mère de famille et il n'était plus question de reprendre
des études. Alors, je suis restée I.D.E. comme on
dit.
Les années
passèrent. J'ai pu concilier vie professionnelle et vie familiale
grâce au concours de mon époux, lui-même dans la profession,
situation confortable grâce au partage de nos connaissances et à
son soutien.
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Comment ai-je pu résister aussi
longtemps ?
Grâce
à l'écriture, entre autres !
Pour me
divertir et pour pérenniser un patrimoine professionnel et
culturel, pour ne pas oublier que les compresses se
confectionnaient à la main, que les aiguilles étaient en métal au
biseau souvent émoussé, que le matériel était en verre et
réutilisable comme certains instruments ..., j'ai
décidé de rassembler des anecdotes, des souvenirs, des témoignages et de raconter de belles histoires
d'amour afin d'oublier le quotidien souvent inhospitalier du milieu
hospitalier. De la prose à la poésie, de la comédie à
l'humour grinçant, j'ai donc
inventé des fictions sorties tout droit de mon
imagination.
Effectivement,
en 2005 je publiais, mon premier roman :
« Les Matins blancs ».
Premier volet d'une saga. Ce fut un plaisir ! Premier roman,
premier bébé !
Puis
en 2008, je publiais le deuxième
: « Destin sans
frontières » second de la saga ; et
en même temps, je reprenais des études spécifiques dans le domaine
du bien-être et de la forme (sophrologie).
2010 : J'innove. Je publie un roman
policier. « Meurtre à la poudre
noire ». Autre temps, autre style. Un gentil
polar, une énigme à « l'Agatha Christie ». Pas de
violence, pas d'horreur. Un mystère, une devinette, une
surprise.
2011 : Je termine la Saga. "Souffle
d'automne". Une histoire qui a du
souffle.
2011-2012 -
Deuxième roman policier en cours, avec en parallèle la rédaction
d'une pièce de théâtre. Style différent.
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De l'infirmière à
la romancière, il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement, la
tête remplie d'histoires.
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À vous de les
découvrir !
Bonne
lecture.
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